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Mes dernières chroniques

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Couverture Bloodlines, tome 5   Couverture Divergent / Divergente / Divergence, tome 3 : Allégeance   Couverture Divergent / Divergente / Divergence, tome 2 : Insurgés      Couverture La 5e vague, tome 1   Couverture Les Vampires de Manhattan, tome 7 : Les Portes du paradis    

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mardi 14 octobre 2014

Chroniques Lunaires, tome 2 : Scarlet (Marissa Meyer)

Couverture Chroniques Lunaires, tome 2 : Scarlet

Bien loin de l'asie et du royaume du Prince Kai, la grand-mère de Scarlet Benoit est portée disparue. Scarlet réalise alors qu’elle n’a jamais su qui était vraiment son aînée et quels dangers pouvaient bien la menacer. Quand elle rencontre Wolf, un mystérieux street-fighter qui semble savoir où est sa grand-mère, elle n’a d’autre choix que de lui faire confiance. C’est en menant leur enquête que Scarlet et Wolf croisent la route de Cinder. Ensemble ils se ligueront contre Levana, la vicieuse Reine lunaire prête à tout pour asservir les Terriens et épouser le Prince Kai.


Je ne savais plus trop à quoi m’attendre avec cette série. Le tome 1 avait été tellement, tellement encensé, que quand je l’ai découvert, je suis un peu tombée de haut. Mais comme je l’avais apprécié, et que Fairy Neverland avait vraiment adoré le tome 2 en VO, je l’ai quand même demandé à Noël.


Et je crois que c’est le livre en anglais qui est resté le plus longtemps dans ma PAL. Vraiment. Jusque-là quand j’arrivais enfin à convaincre papa de m’acheter un livre, je le lisais dans la foulée, mais là il est resté dans ma bibli pendant limite un an… (blabla : en fait je crois que c’est parce que c’est à ce moment-là que j’ai décidé de lire ma pal du haut vers le bas, et fatalement étant un format poche, être à l’avant dernière étagère n’a pas aidé… J).

Mais donc fin septembre je l’ai enfin ouvert ! Ce qui est drôle c’est que je me souviens que je l’ai commencé pile à mon dernier baby-sitting^^ (le 24 septembre), et là j’écris son avis à mon bbsit suivant (yeaaaah tu t’emballe pour un rien !).

Ce qui m’a tout de suite marquée, c’est que comme pour le tome précédent, j’ai beaucoup de mal avec le vocabulaire. C’est un monde futuriste, donc il y a pas mal de descriptions de nouvelles technologies etcetera, et c’est super frustrant de ne pas réussir à bien s’imaginer tout ça dans sa tête parce que tu ne comprends juste pas la phrase (c’est là que vous me dites : pourquoi avec choisi ce type de roman alors ? et que je n’ai… rien à répondre).

Mais petit à petit j’ai fini par passer au-dessus… et là j’ai été emballée. Emballée par les nouveaux personnages. Scarlet est vraiment super chouette, c’est une personne volontaire, qui a appris à se gérer vu que sa mère les a quitté son père et elle, puis Scarlet a quitté son père pour aller chez sa grand-mère, qui a toujours été un peu particulière. Ancienne pilote dans l’armée, elle vit maintenant dans une ferme avec sa petite fille, qui a donc reçu une éducation un peu hors du commun. Très très attachée à sa grand-mère, elle n’en a à peu près rien à faire que tout le monde lui dise de laisser tomber, et après qu’elle ait disparu Scarlet veut absolument la retrouver. 

Et là elle tombe sur Wolf (bah oui réécriture du conte du Petit chaperon rouge oblige, on va passer au-dessus de l’originalité des prénoms), lui, on ne sait vraiment pas à quoi s’attendre, vu qu’il va changer d’histoire quatre fois de suite. D’abord il veut un travail, puis il a vâguement appartenu au groupe qui a enlevé la grand-mère de Scarlet, puis finalement il était avec eux quand ils sont venus à Rieux mais est parti, et puis finalement, encore autre chose. Autant dire que même si on a des pistes, Mr reste un mystère jusqu’au bout ! Mais c’est vraiment un personnage intéressant et plutôt bien construit, j’ai entendu qu’il y avait une nouvelle sur lui, relatant comme il est devenu… ben Wolf quoi, et là j’ai vraiment envie de la lire ! Il a un passé qui a vraiment l’air plutôt chargé et qui lui pèse énormément, son rôle dans son groupe pèse aussi énormément, ce n’est clairement pas un personnages qui à la base est libre de ses actes, à l’opposé de Scarlet, mais qui essaie de s’autonomiser.

Si au début Scarlet ne lui fait pas vraiment confiance (lo-gi-que), elle lui en est quand même reconnaissante d’essayer de l’aider (même si c’est un peu bizarre hein) et donc leur relation est un peu mitigée. Mais au final ils sont plutôt complice et s’entendent bien (très bien). J’ai trouvé que leur relation, bien que charmante, n’en restait pas moins franchement bizarre tant elle est précipité. D’ailleurs l’auteur le dit elle-même c’est ça qui est drôle, vu que Scarlet reconnaît que ils ne se connaissent pourtant que depuis à peine plus de 24h… mais dans tous les cas, leur duo fonctionne vraiment bien, force humour, soutient, et fragilité, j’ai adhéré !

Et ce qui est top c’est qu’ils ne sont pas les seuls sur le devant de la scène… car on retrouve également comme narrateur Cinder et (!) Kaï. Cinder qui s’échappe des prisons, avec l’aide d’un charmant criminel, le (auto-proclamé) capitaine Thorne. J’ai beaucoup aimé retrouvé Cinder, mais aussi Iko, et Thorne et trio qu’ils forment tous les trois est top. Humour et badinage pour Thorne, sarcasme et sérieux pour Cinder (on la comprend la pauvre), blablatage désopilant pour Iko.

Cinder a beaucoup de choses à gérer dans ce tome, on est loin de sa « simple » vie de mécanicienne, et elle se sait pas très bien quoi faire se sa nouvelle identité, et que faire maintenant, à qui se fier, comment agir, tout en échappant à l’armée qui est à sa poursuite.
Et vers la fin, tout ce beau monde se rejoint dans une conclusion explosive !


En plus on sent quand même que l’intrigue se resserre, Cinder a décidé d’agir, Kaï lui vient de prendre une décision capitale, et du coup là j’ai vraiment hâte de tous les retrouver dans le tome 3, et de faire la connaissance de Cress, qui a en juger par la couverture et le résumé, devrait nous relater l’histoire de Réponse ! J

Blood of Eden, tome 1 : Je suis une Immortelle


Couverture Blood of Eden, tome 1 : Je suis une Immortelle


Allie est une rebelle, une « non-enregistrée ». Elle méprise les « larbins » ces êtres humains qui se sont laissé réduire à l’état de bétail par les vampires devenus les maîtres du monde, et se bat pour vivre libre, dans la clandestinité. Mais, une nuit, alors qu’elle part chasser sa nourriture, sa vie bascule : elle est attaquée par des enragés et, quand elle reprend miraculeusement conscience, c’est pour s’apercevoir qu’un vampire la tient à sa merci. Un vampire qui met Allie devant un choix impossible : mourir… ou accepter d’être mordue et devenir à son tour un de ces monstres qu’elle honnit.



J’ai vraiment bien aimé, je crois que de tous les livre que j’ai reçu gratuit en concours ou en parte, il doit être un de mes préférés ! Enfin avec le tome 2 d’Insaisissable et Divergent J



Un premier point, c’est malgré que ce soit pour la millionième fois un vampire, ce que je trouve plutôt cool c’est que la petite créature à croc est traitée de manière vraiment négative dans le livre. Non mais vraiment. L’héroïne elle-même, bien qu’elle en devienne un (pas de spoiler hein, vous avez bien lu le titre !^^), les déteste. Mais elle n’en est pas pour autant stupide : entre mourir (voir pire), ou être un vampire, autant prendre la moins mauvaise solution. Ces vampires sont vraiment presque des animaux dans certaines occasions, dominés par leurs instincts, c’en est d’autant plus flagrant vu que le narrateur en est un. J’ai vraiment trouvé intéressant ce côté bestial de sa personnalité !

Il y a aussi presque un aspect dystopie. Vu que une grave maladie s’est propagée et tous les humains meurent. Problème : les vampires se nourrissent de sang humain. Dons si plus d’humain, plus de vampires, donc ils sont tous dans la merde. Ce qui explique pourquoi certains vampires ont créé des « cités », regroupant littéralement les humains (qui doivent s’enregistrer) comme des moutons, où ils sont tous obligé d’aller à la « saignée », histoire que les vampires gardent de la nourriture saine à portée de main. D'où l’image pas super positive des vampires.

Et d’où l’ambiance du roman : sombre, et plutôt sanglante. Que ce soit lorsqu’Allie est encore dans la Bordure, à lutter de toutes ses forces pour survivre, trouve de quoi manger, n’importe quoi, et ne pas se faire attraper par les vampires, et se faire exécuter pour « vol de nourriture ».  Ou par la suite, quand elle n'a plus à survivre, ou d'une manière différente, et qu'elle en apprend d’avantage sur sa condition de vampires, sur les conflits latents, quand elle essaye de faire son bonhomme de chemin dans ce monde en ruine,… ça c’est vraiment cool, et en plus l’auteur arrive vraiment à nous plonger dans l’univers.

Un autre point, qui est à la fois positif et négatif, c’est que le roman est vraiment centré sur l’héroïne. Il y a quatre parties il me semble au roman, et à chaque fois elle découvre un univers différent. Allie est vraiment une personne très autonome, qui aurait aimé être idéaliste, mais vu le monde dans lequel elle vit ça lui est à peu près impossible. Dès le début, on prend la mesure : ne jamais trop s’attacher au gens, parce qu’à tout moment ils pourraient disparaître. Et sa nouvelle condition de vampire renforce encore plus l’isolement dans lequel elle se trouve. D’un côté j’aime beaucoup cet aspect indépendant de sa personnalité, d’un autre j’ai trouvé que de par ce fait, les personnages secondaires manquaient un peu de substance, à part Kanin. 

Et en tant que personnage secondaire, je parle pour beaucoup de Zeke. En plus il a le même nom qu’un des personnages de Divergent, c’est super perturbant ! J’ai beaucoup aimé Zeke d’un côté (l’attention qu’il porte aux autres, son optimisme,…), mais de l’autre j’ai trouvé qu’il manquait un peu de relief.

Du coup il est aussi difficile de vraiment s’attacher à la relation d’Allie et Zeke, dont on ne sait pendant une bonne partie du livre de qui il en retourne, mais si au final c’est plutôt compréhensible. Et WW dit que ça devient top dans le tome 2, donc j’attends de voir !^^


Et en plus, la fin est vraiment géniale, beaucoup plus intense, on découvre enfin le personnage de Jacqual que j’ai hâte de retrouver dans le tome 2, et il y a plein de révélations, des ouvertures pour le tome 2, donc au final j’ai plutôt beaucoup envie d’avoir le tome 2 !^^

samedi 16 août 2014

Divergent, tome 3: Allegiant (Veronica Roth)


Couverture Divergent / Divergente / Divergence, tome 3 : Allégeance
Tris et ses alliés ont réussi à renverser les Érudits. Les sans-faction mettent alors en place une dictature, imposant à tous la disparition des factions. Plutôt que de se plier à ce nouveau pouvoir totalitaire, Tris, Tobias et leurs amis choisissent de s'échapper. Le monde qu'ils découvrent au-delà de la Clôture ne correspond en rien à ce qu'on leur a dit. Ils apprennent ainsi que leur ville, Chicago, fait partie d'une expérience censée sauver l'humanité contre sa propre dégénérescence. Mais l'humanité peut-elle être sauvée contre elle-même ?

Bordel. J’ai fini Allegiant hier, mais j’ai repoussé le moment d’écrire mon aavis. Parce que bien sûre qu’il fallait que je l’écrive.

C’est pour Allegiant que j’ai recommencé Divergent. Ou plutôt, j’avais lu le tome 1, mais je voulais la suite en anglais et j’attendais, j’ai attendu pendant 2 ans. Mais quand j’ai lu l’avis de Jordan de Wandering World dessus, j’ai su qu’il fallait que je le commence.

La première partie… elle fait voler en éclat tout ce qu’on pensait savoir, et tout ce à quoi je m’attendais. Innattendu, intense, captivant, complexe. C’est juste magique. Bien que de par la découverte de ce nouveau monde (oui, on est au tome 3, mais Veronica Roth parvient encore à nous faire découvrir de nouvelles choses), au début l’action progresse un peu plus lentement que dans le tome 2, où tout était vraiment très intense dès le départ à ce niveau là. Mais ça ne gâche pas le plaisir, au contraire.

Il faut s’imaginer : l’histoire reprend là où le tome 2 s’est arrêté, au début tu crois qu’il vont juste aller au-delà de la frontière, et venir en aide à ceux qui s’y trouvent. Et là tu réalise que rien n’est comme tu t’y attendais, que rien n’est comme les personnages s’y attendaient. J’étais soufflée par ce que je découvrais, stupéfaite. C’était génial.

Un autre point majeur, c’est la double narration. Sur goodreads, elle était beaucoup comparée à celle du tome 4 de Bloodlines, the fiery heart (mon bébé <3). Beaucoup disait que celle de Bloodlines était supérieure. Je ne suis pas d’accord, pour moi, les deux sont parfaites.

Four. Four. Four. Je l’adorais dans le tome 2, et c’est encore, sinon plus le cas dans le tome 3. La narration nous permet de le découvrir lui, commplètement. Des détais de sa vie, des aspects que même Tris ne perçoit pas, son amour pour elle, la manière dont il la voit, ses doutes, ses peurs, ses espoirs, ses désirs.  Du pur bonheur. Autant dire que j’ai déjà décidé de commander le livre reprenant les nouvelles qui lui sont consacrées.

Quant a Tris, à nouveau, c’est le bonheur de la retrouver. Surtout qu’elle a tirée les leçons de ce qui s’est passé dans le tome 2, et cela la rend encore plus attachante et encore plus captivante. Elle a toujours cette manière de percevoir les choses, en remettant en question, avec courage, en vivant pour ceux qu’elle aime et ce en quoi elle croit, avec intensité, même quand c’est difficile, en gardant confiance.
Cette double narration rend leur relation à tous les deux encore plus présente, plus réaliste, plus intense. Parce que ces deux personnages sont tellement vrais, avec leur qualités mais aussi leurs imperfections.
La seule chose que éventuellement je peux lui reprocher, c’est que parfois quand je reprenais ma lecture, je n’arrivais pas à savoir qui étais qui parce qu’ils pensent de manière un peu similaire, il m’arrivait de lire toute une page avant de réaliser quand c’était Tris et pas Tobias qui parlait ou vice versa. Mais sinon je n’ai vraiment rien à lui redire, c’était génial.

Quant au personnage secondaire, c’est incroyable à quel point on s’attache à eux. Que ce soit Zeke, Caleb, Christina, Uriah, Cara, Peter, Matthew, Evelyn, Marcus, Shauna, Johanna,... Quelle que soit la fréquence à laquelle ils apparaissent, ou à quel point ils sont proche des personnages principaux, chacun possède quelque chose, une joie de vivre, un sourire, une culpabilité, une blessure, un désir de connaissance, un sens de l’humour, une confiance en l’avenir, n’importe quoi, mais ça les rends réels.
Un des points les plus important selon moi, mais que ne suis pas sûre de pouvoir retranscrire, c’est le style de l’auteur. Mon dieu, c’est vraiment ça qui donne sa force à l’histoire. C’est tellement, tellement intense, fort. C’est là que je suis particulièrement heureuse de lire cette série en VO parce que j’ignore si j’aurais eu le même sentiment en lisant en français.

Il est direct, absorbant, poignant, complet, enivrant, dévastateur. J’étais complètement emporté, parce que toutes ces révelations, l’action, et puis tous ces chocs. Une fois ce « nouveau monde » installé, Veronica Roth nous entraîne à nouveau dans un tumulte d’évènements, et là tu te fais balloter dans tous les sens. Tout se bousculait, mon estomac, ma tête,… le nombre de fois où j’avais une boule dans ma gorge, le nombre de fois où j’ai interrompu ma lecture, où j’ai relu 10 fois le même passage, parce que c’était trop, trop, trop.  

Les décisions qui sont prises, les sacrifices qui sont fait, les croyances et les volontés qui s’entrechoquent. Et puis surtout, Allegiant nous fait nous poser des questions, mais il n’offre pas toutes les réponses. Il pointe les choses, et c’est comme si les phrases prenaient vie, tu les ressens en toi, les soupèses, tu passe à autre chose mais tu ne les oublie pas.

J’ai envie de reprendre une phrase de l’article de Jordan de Wandering World (le lien), qui décrit tellement ça : « ALLEGIANT est un puissant cocktail de chaos et de douleur, de sacrifices et de courage, de passion et de logique. Le tout est tellement magnifique à déguster ».  Haaaaaah mon cœur s’emballe en lisant cette phrase, parce que vraiment, c’est totalement ce livre.

Et puis la fin. Fin polémique, ayant beaucoup fait parler d’elle. Fin dans la parfaite continuation du roman. Puissante. Magnifique. Déchirante. Elle te détruit en mille morceau, et c’est sublime.


Je n’ai toujours pas digéré ce livre. J’espère ne jamais le faire. Je me souviens comment il y a deux ans, j’avais découvert cette saga, comment j’étais tombée sous le charme du tome 1. Et décidémment, elle tient toutes ses promesses, et bien plus encore. Cette saga est juste magnifique. 

Divergent, tome 2 : Insurgent (Veronica Roth)

Couverture Divergent / Divergente / Divergence, tome 2 : Insurgés
Le monde de Tris a volé en éclats. La guerre a dressé entre elles les factions qui régissent la société, elle a tué ses parents et fait de ses amis des tueurs.

Tris est rongée par le chagrin et la culpabilité.
Mais elle est Divergente. Plus que tout autre, elle doit choisir son camp et se battre pour sauver ce qui peut encore l'être...

Ok, c’est partit pour essayer d’écrire un avis sur ce roman…. Vraiment, je n’écris pas beaucoup d’avis ces derniers temps, mais là c’est le genre de saga où je veux en écrire un, juste pour pouvoir me souvenir (ou essayer de me souvenir) de tout ce que j’ai ressenti à la lecture de cette histoire. C’est le genre de livre où quand je le lis, j’ai envie de le recommencer rien que pour pouvoir mieux m’imprégner des personnages, de l’histoire, des enjeux, de l’action, des inconnus. Le genre où j’essaie de savourer mais ce n’est pas assez.

J’ai adoré les personnages. Tous. Tris et Tobias. Entier et éparpillé. Surtout, le contexte est complètement différent par rapport à celui du premier tome. Dans le premier, bien que suivre l’initiation n‘était pas une promenade de santé, il fallait la suivre, point. Tris survivait, cachait sa divergence, mais il n’y avait pas trop de questions à se poser, pas de de responsabilité à endosser, pas trop de poids à porter. Mais cela explose à la fin du premier tome, et c’est ça qui marque tout le second.

Déjà, Tris a tué Will, l’un de ses meilleurs amis. Elle l’a tué pour survivre, mais elle l’a tué quand même. Si je ne me trompe pas c’est même la toute première personne dont elle cause la mort. Ses parents sont morts devant ses yeux, sa mère pour la sauver, son père pour qu’elle parvienne à détruire la simulation. Ça fait énormément de culpabilité et de chagrin à porter, au point qu’elle ne parvient même plus à toucher une arme à feu. Et entraine également une certaine indifférence pour sa propre vie, voire parfois un refus de vivre, et des actions quelque peu stupides.

C’est ce qui va mener entre autre à de fortes altercations avec Four parce qu’il ne supporte pas de la voir risquer sa vie sans aucune considération. Franchement ils passent tous les deux la majeure partie de leur à temps à se disputer. Ça pourrait en être lassant, mais en fait non. Parce que ils s’aident à se construire l’un l’autre, et dans la situation de conflits dans laquelle tous les deux se trouvent, où rien n’est noir ou blanc, une lovestory semble un peu décalée, et parce que malgré tout, ils se complètent bien, et se soutiennent, croyant l’un dans l’autre et lui venant en aide malgré tout (et ok, souvent c’est Four qui sauve Tris).

En même temps c’est dur de lui en vouloir parce que on est tellement elle, on comprend tellement tout ce qui guide ses choix et ses actions. Et malgré (ou avec, à cause de) ses défauts, j’adore Tris. C’est vraiment un personnage entier, qui est à la fois jeune et mûre, sérieuse et ironique, courageuse, fidèle, curieuse, décidé et incertaine.

Les érudits, les altruistes, les fraternels, les sincères, les audacieux, les sans factions. Il y a du bon et du mauvais dans chacun d’eux, c’est vraiment l’un des messages du livre.

Et franchement, c’est dur de décrocher. Même quand je ne lisais pas, à la fin j’y pensais, et c’est dire beaucoup quand on sait que je suis en vacances avec des amis, et que dès que je rentre de vacances je commence le sacrosaint tome 5 de Bloodlines que j’attends comme le messie depuis 9 mois, et généralement c’est à lui que sont consacrées les ¾ de mes rêveries. Donc vraiment, tu es tout le temps sous tension. Tous s’enchaînent sans temps mort, et en même temps, on fait vraiment corps avec Tris. Je l’ai lu en anglais (parce que, sans vouloir relancer la polémique des couvertures françaises de Divergent chez Nathan, avouons que les anglaises sont miiiiiiilles fois plus canon), et vraiment je suis trop fan du style de l’auteur, elle nous rend vraiment proche de ses personnages, pas juste de Tris et Tobias, mais de tous ses personnages, Marlene, Uriah, la vie et la liberté qui pulse auprès des audacieux, Jeanine, Peter,...., et vraiment, son style est puissant, addictif.

Souvent ça retourne l’estomac. Ça te donne envie de secouer la tête et de réfuter que cette merde là vient de se produire. Parfois, je me marre, même si souvent c’est d’un rire un peu jaune. Et des fois je souris juste en mode happy parce que l’amitié qui existe entre Tris et les autres audacieux (Christina, Uriah, Marlene, Lynn,…), son lien frère sœur avec Caleb, ou alors la relation entre elle et Tobias, te rend juste heureuse de lire ce livre. Et il arrive aussi d’être comme Tris complètement paumée et de ne plus savoir quoi faire, qui croire, à qui pardonner, ou à qui accorder sa confiance.

J’ai vraiment dévoré ce bouquin. L’adrénaline n’est pas présente uniquement à la fin mais vraiment tout du long, et c’est juste génial. En plus, même si j’avais une idée de cette fameuse info que Marcus, les érudits et les leaders altruistes cachaient, ce qu’elle est concrètement a l’air assez énorme donc j’ai vraiment hâte de commencer le tome 3 pour pouvoir en savoir plus, ce que je vais faire de ce pas !


mardi 17 juin 2014

La 5e vague, tome 1 ( Rick Yancey)

Couverture La 5e vague, tome 11ère Vague : Extinction des feux
2e Vague : Déferlante
3e Vague : Pandémie
4e Vague : Silence
La 5e Vague arrive...
Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir…
À l’aube de la 5e Vague, sur une bretelle d’autoroute désertée, Cassie tente de Leur échapper…Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés…
Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son seul espoir de sauver son petit frère, voire elle-même. Du moins, si Evan est bien celui qu’il prétend… Mais la jeune fille doit d’abord faire des choix : entre confiance et paranoïa, entre courage et désespoir, entre la vie et la mort. Va-t-elle baisser les bras et accepter son triste sort, ou relever la tête et affronter son destin ? Car ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort.

Qu’est-ce que ce livre a fait comme randam ! Une de ses grandes particularités étant d’avoir été publié en français par la collection R (Robert Laffon) en même temps qu’aux USA. Ce qui est très rare car généralement les éditeurs français attendent de voir si le livre a du succès outre-atlantique avant d’en acheter les droits pour le publier. Or ici la collection n’a pas attendu, elle l’a acheté directement, ce qui implicitement semblait dire qu’il allait être génial. Un autre point plus personnel est que l’éditeur anglais n’est autre que Penguin, l’éditeur de VA, Bloodlines, The Fault In Our Stars, Cinder, etc… Donc j’avais très très hâte et quand je l’ai vu à la bibli j’ai sauté dessus (magré que c’est un pavé, il fait plus de 600 pages^^).

Au début j’ai eu peur, parce que pour les 200 premières pages j’ai eu un peu de mal. Il n’y avait quasi exclusivement qu’un narrateur, Cassie, qui parlait quasi tout le temps toute seule. Le récit alternant le temps présent, où Cassie est planqué, terrorisé, seule, mais aussi terriblement déterminée : eux ou moi, la survie d’abord ; et une autre partie où Cassie nous livre son histoire.

C’est le récit de l’invasion, des 4 premières vagues. Mais donc au final c’est un long, très long monologue. Car Cassie est seule. Les Autres s’en sont assurés. Quand n’importe quel survivant (très peu nombreux, elle se demande d’ailleurs parfois, si… peut-être qu’il n’y a plus qu’elle ?)  peut en être « un », on ne peut faire confiance à personne.

Pourtant c’est une partie qui est nécessaire pour comprendre tout ce qui se passe, parce que tout de même la fin du monde ne s’explique pas en deux pages.

Quand je dis « quasi exclusivement », c’est parce qu’on a aussi le récit d’un inconnu, mais qui se révèle être finalement quelqu’un qu’on connaissait et en même temps plus que ça. Et l’auteur joue avec ça. Il nous présente des personnages, que l’on pense inconnu mais… pour nous révéler finalement qu’on les connaît déjà. Et qu’ils ne sont pas ceux qu’on croit.

Mais au bon d’environ 200 pages, Carrie finit par rencontrer quelqu’un, Evan, celui dont on parle sur la couverture. Et c’est là que le récit démarre vraiment (encore plus qu’avant je veux dire), qu’il arrête de retourner dans le passé pour se propulser vers l’avant. Et là t’es pris dedans.

Comme je l’ai déjà dit il y a des sauts dans le temps, mais aussi dans l’espace. Parce qu’il y a plusieurs narrateurs, 4 au total je crois, mais les deux principaux sont Carrie et Ben. Ce qui fait 4 points de vue différents, eu autant de visions contradictoires. Et du coup, au final, on ne sait plus qui, ou quoi, croire. Même si j’avais une idée sur ce qui se passait, l’auteur arriver très bien à nous perdre et à nous bousculer.

En même temps le récit est sombre, angoissant, palpitant, stressant. Les trois-quarts de la population humaine sont décimés, les familles déchirées, souvent elles n’existent plus, parfois il reste un survivant, qui a perdu ses parents, ses frères, ses soeurs, ou ses enfants. La confiance est quelque chose qui n’existe plus, souvent tout ce qui reste c’est le désir de vengeance, et plus que tout la volonté de survivre.
Dans ce contexte quelque chose comme le lien entre un frère et une sœur qui relie Carrie et Sam, cette affection et cette confiance inébranlable, cela tranche avec le reste, c’est un fil conducteur qui vous pousse en avant.

Tous les personnages, Cassie, Sammy, Ben, Evan, Ringer, Nounours (oui même nounours), ils ont l’air réels, tangibles, tu les sens exister entre les pages du livre.
Tout ce qui se passe dans les camps, l’endoctrinement, c’est vraiment perturbant. Lutte pour la survie, soumission à l’autorité, perte de repères, la colère qui est là, partout, retenue, agrémentée de ce désir de vengeance.

A noter aussi que contrairement à beaucoup d’autre du type Divergent, Hunger Games, etc. ce n’est pas un récit post-aplocalyptique, parce qu’ici, c’est l’apocalypse. Plutôt stressant, le déclin de la race humaine.
Tous ces sauts dans le temps où dans l’espace font qu’au final le récit devient très vivant, parce que les personnages sont vivants, on est vraiment projeté dans leur vie et leur univers, parce qu’en plus c’est le nôtre, on se convaincrait presque que ça pourrait nous arriver.


Résultat, malgré un début un poil difficile, je me suis avoir, j’ai vraiment beaucoup aimé !

L'épreuve, tome 1 : Le labyrinthe

Couverture L'épreuve, tome 1 : Le labyrinthe
Thomas, dont la mémoire a été effacée, se réveille un jour dans un nouveau monde où vivent une cinquantaine d'enfants. Il s'agit d'une ferme située au centre d'un labyrinthe peuplé de monstres d'acier terrifiants. Les ados n'ont aucun souvenir de leur vie passée et ne comprennent pas ce qu'ils font là. Ils n'ont qu'un seul désir, trouver la sortie. Pour ce faire, les "coureurs" parcourent chaque jour le labyrinthe pour en dresser les plans – des plans qui changent sans cesse, puisque les murs se déplacent chaque nuit. Le risque est grand mais, dès son arrivée, Thomas a une impression de déjà-vu, il sait qu'il veut être coureur et résoudre l'énigme du labyrinthe.

Note : c’est une très vielle chronique qui date de +- octobre passé que j’ai retrouvé dans mon cahier et que j’ai décidé de poster J
Je suis un  peu ambivalente vis à vis de ce livre parce que je n’ai pas autant apprécié que ce que pensais, pourtant l’intrigue est vraiment très bien construite, il y a de très bonnes idées, tout l’univers que l’auteur a construit : le labyrinthe, les Griffeurs, et toute la mini société qu’ils ont réalisé à l’intérieur du bloc. D’autant plus que quand le roman s’achève et que l’auteur nous donne u aperçu du monde extérieur, cela promet des choses des intéressantes.
Les personnages sont plutôt intéressant, et intriguant dans la mesure où le héros, Thomas, a perdu la mémoire. Du coup lui-même, et le lecteur, se pose beaucoup de questions sur son passé. Passé qui pourrait expliquer toutes les choses qui se passent au bloc depuis son arrivée : un griffeur mort, l’arrivée de Theresa, et puis lui qui parvient à passer toute la nuit dans le labyrinthe sans se faire tuer. Tous ces personnages : Thomas, Theresa, Newt, Minho,… ils sont tous tourné vers un seul but : survivre, et trouver la sortie de ce foutu labyrinthe, pour pouvoir être libre mais aussi se venger. Se venger de tout ce qu’on leur a fait subir.

Mais voilà, ce roman ne m’a pas non plus captivé, il ne m’a pas embarqué dans leur monde, ça ne l’a juste… pas fait. D’autant plus que maintenant que le tome 3 vient de sortir et que j’en ai des retours assez négatifs, donc je ne lirai probablement pas la suite, pas parce que je n’ai pas aimé, mais parce que je ne suis pas fan on plus, et donc simplement par manque de temps J

vendredi 9 août 2013

Age of X, book 1: Gameboard of the Gods (Richelle Mead)

Couverture Age of X, book 1: Gameboard of the GodsAAAAAH, j’ai adoré ce livre, et cette auteur est définitivement géniale aussi, une déesse ! <3
Qui peut faire un truc aussi dingue que de nous présenter un livre qui a l’air d’être de la SF/dystopie (monde qui s’est effondré bablabla), de bien mettre en place tout cet univers jusque dans les détails, et d’y mêler de la mythologie, une enquête et des personnages géniaux ?
Parce qu’au début quand on lit le résumé on a l’impression que l’on va tomber sur l’habituelle dystopie : le monde s’est effondré à cause d’une maladie qui a décimé une grande partie de la population, et pour éviter que ça se reproduise à nouveau, le gouvernement encourage la mixité génétique. Ceux qui refusent, les castes, ont le plus souvent la maladie de Cain (cheveux qui casse, problème de fertilité, des marques, etc…). Ce monde est aussi beaucoup plus développé à certains endroits comme la RUNA (là où se passe l’action) et dans d’autres il a régressé (comme à Panama).
Vous pouvez également allez trouver plus d’info sur le monde et les personnages en allant ICI, qui est petit billet (sans spoil) qui reprend des infos données par  l’auteur J (et je vous le conseille, parce que l’univers est vraiment complexe, c’est donc plutôt nécessaire pour bien comprendre, et plutôt que de submerger le livre d’information, l’auteur a choisi de nous les livrer à l’avance).
Pourtant ce n’est pas tout ça le plus intéressant. Car quand le livre commence, on apprend que Justin (l’un des deux personnages principaux) a été exilé, sauf qu’il refuse de dire pourquoi. Tout au long du roman, des indices sont dispersés, et nous on cherche à comprendre ! Quant à Mae, l’autre héroïne, on apprend dès le début qu’elle est parfois saisie lorsqu’elle se bat d’une force mystérieuse, négative, qui accroît encore davantage ses capacités. Et tous les deux sont liés par une sorte de prédiction, mais qui n’est connue que par Justin.
Ça c’est pour une partie, l’autre partie c’est l’enquête que Mae et Justin mène pour élucider des meurtres, et ils vont découvrir petit à petit que ça va bien plus loin que ce qu’ils pensaient, et qu’eux-mêmes sont concernés.
Quant à Tessa elle est adorable, d’une certaine manière elle est toute ignorante, car comme elle vient des provinces, de Panama, beaucoup de choses sont différentes de ce qu’elle connaissait : pas de Dieu, pas de règle de savoir-vivre, (chez elle c’était un peu un mélange de modernité : liseuse électronique, … et de 18è siècle : longue jupe, chaperonne, etc). Et là elle se retrouve dans un monde comme le nôtre, même encore plus évolué, et du coup elle apporte aussi un point de vue d’étranger, des choses qui paraissent naturelles à Justin et Mae (comme cette sorte d’implant dans la main qui contient toute vos informations, vous permet de payer en magasin,etc) ne le sont pas pour elle. Elle est adorable, intelligente, vive, et c’est un plaisir de l’avoir comme troisième narrateur.
Et j’adore les corbeaux qui sont toujours là avec leur remarques sarcastiques !^^
Au fur et à mesure que ça avance, on en apprend de plus en plus sur les personnages, leur histoire, les mystères qui les entourent, et j’ai trouvé ça génial. Même si tout ça (les personnages, la présentation de leur monde, les différentes intrigues) se fait un peu au détriment de l’intrigue initiale qui était l’enquête, et du coup ça manque parfois un peu de rythme.
C’est ma première saga de Richelle Mead en dehors de l’univers de VA (toute mon adoration pour cette auteur s’est construite uniquement sur cette saga)  et du coup j’angoissais un petit peu, tout en étant très excitée à l’idée de découvrir enfin une nouvelle série de l’auteur ! Comme quand Bloodlines est sorti (et regardez où j’en suis maintenant ! A baver et pleurer et crier pour avoir le tome 4 !<3), je me suis efforcée de ne pas avoir d’apriori, de trop grande attente vis-à-vis de ce bouquin, d’autant qu’à la différence de VA il est écrit pour des adultes. Et ça a bien marché vu qu’il ne m’a pas du tout déçue!:p

Un point négatif c’est que quand on compare, comme le dise certain le style est moins émotionnel, plus détaché, je me suis moins attachée aux personnages que pour VA. En même temps c’est dure pour moi de comparer, vu que je n’ai lu que VA (où étant donné mon amour absolu pour cette saga, les personnages m’ont percuté immédiatement, je suis morte depuis<3) et Bloodlines (avec les personnages de VA, du coup ça ne compte pas**<3). C’est un tome d’ouverture, et donc il est très axé vers le monde que Richelle Mead a construit, vers différentes intrigues (groupes religieux, le gouvernement, etc) et peut-être pas assez vers les sentiments des personnages, ou le fantastique qui est peu présent, même s’il se dessine clairement vers la fin, et je sens qu’il y a un énorme potentiel là-derrière !


Bref, beaucoup de positif, un peu de négatif, et un énorme plaisir d’avoir découvert autre chose de celle qui est devenue avec Pierre Bottero mon auteur préféré ! Et je l’attends au tournant pour le tome 2, car j’ai bon espoir que les quelques points négatifs s’effacent ! <3

mercredi 3 juillet 2013

Insaisissable, tome 2 : Ne m'échappe pas (Tahereh Mafi)

Alala, au début je ne savais pas comment écrire cette chronique : d’un seul coup ou prendre des notes au fur et à mesure. Parce que je dois avouer que j’étais assez stressée. Et aussi énormément excitée. Stressée parce que ce livre est un partenariat, avec Livraddict et Michel Lafon que je remercie énormément pour cette lecture, mais ce n’est pas n’importe lequel. C’est un parte d’un tome 2 ! Le tome 2 d’Insaisissable que j’avais adoré, un coup de cœur. L’autre détail c’est que j’avais entendu quelques échos de personnes pour qui ce tome 2 avait été une déception, et j’avais peur de vivre la même chose. Alors j’étais vraiment stressée et excitée !^^

Couverture Insaisissable, tome 2 :  Ne m'échappe pasJuliette se réfugie au Point Oméga, le quartier général de la résistance.
Cette forteresse souterraine et ultra-moderne cache les gens dotés de pouvoirs extraordinaires. Pourtant, son toucher mortel fait encore d'elle un paria.

De son côté, Warner, le fils du commandant suprême, réprime toute rébellion dans le secteur qu'il dirige. Toujours aussi obsédé par la fuite de Juliette, il veut la retrouver quoi qu'il lui en coûte. Il n'a pas non plus oublié ceux qui ont permis son évasion, Adam et Kenji, à qui il compte bien faire payer leur trahison.

L'affrontement est inévitable ... Juliette, tiraillée entre son amour pour Adam et la soudaine
 attirance qu'elle ressent pour Warner, devra choisir son camp. Car elle est l'arme absolue,
la seule qui puisse raviver l'espoir d'un monde dévasté.

Je l’ai commencé directement dans le bus, en rentrant de mon dernier examen. Et puis j’ai dû le mettre un peu de côté parce que j’étais toujours partie, et finalement je ne l’ai vraiment rouvert qu’il y a quelques jours.

Et dès que je l’air recommencé le style m’a à nouveau happée. Il nous donne vraiment envie de savourer les mots qu’on lit. Au bout de quelques pages, l’auteur arrive à nous emmener dans son univers, dans l’univers de Juliette, dans sa vie.

On découvre enfin le point Oméga, on en apprend plus sur ses objectifs, sur ses habitants un peu spéciaux, leur monde. Sur Castle, Kenji (alala, Kenji). On en découvre plus aussi sur les pouvoirs de Juliette, tellement puissants qu’ils en sont effrayants, ce qui diminue encore ses capacités à se lier aux autres. Sa manière d’être est toujours aussi complexe, à un moment on a l’impression qu’elle pourrait parfaitement s’intégrer, et à d’autres on a l’impression qu’elle est complètement perdue, et elle a peur, d’elle-même et des autres. Au début, j’avais vraiment envie parfois de la secouer, de lui d’arrêter d’avoir peur, de culpabiliser. Oui, lamente-toi, sens-toi coupable, mais après passe à autre chose. Agis. Et Juliette a du mal avec ça. Elle subit l’instant présent et elle a le sentiment que quoiqu’elle fasse, elle n’arrive pas à changer, et au final elle laisse les choses se faire sans elle.

Mais d’un autre côté, je la comprends. Son don n’est pas le plus facile à porter. Certains sont télépathes, d’autres peuvent se rendre invisibles, ont les membres élastiques, soignent. Elle, elle tue, elle pulvérise. Parfois par accident. Alors non, ce n’est pas, vraiment pas facile à porter. Mais elle doit apprendre à accepter son pouvoir, à le maîtriser, à l’utiliser, et à se tourner vers les autres, vers les enjeux de la Révolution, parce qu’il n’y a pas qu’elle qui compte !

Mais au bout d’un moment, et après une bonne et très bénéfique conversation avec Kenji (oooh merci Kenji !<3), il semble que ça commence à lui rentrer dans le cerveau, elle grandit enfin et réalise que non, il n’y a pas qu’elle, que même si sa vie ce n’est pas la joie tous les jours, et bien ça ne l’est pour personne. Bon par contre il y a clairement des choses sur lesquelles elle est complétement perdue,  et elle a intérêt à se décider dans le prochain tome, et vite s’il-vous-plaît, notamment au niveau du triangle amoureux. Mais dans l’ensemble, je l’apprécie toujours autant, j’ai adoré les extraits que Warner lisait de son carnet (bon c’est en partie parce que c’était lui qui les lisait aussixD), et elle reste aussi attachante.

C’est vraiment rare que je ne prenne pas parti pour un des personnages masculins, mais là je les adore tous les deux. Enfin, c’était surtout au début, parce que c’est vrai qu’Adam, dans la deuxième partie surtout, il n’agit pas beaucoup. Même s’il est présent physiquement, sur le plan émotionnel pas vraiment parce que Warner prend beaucoup plus de place. Et même si des choses se développent à la place, c’est un peu facile. Et quand Warner a débarqué….au fur et à mesure je l’appréciais de plus en plus, c’est un personnage qui a tellement de facette, comme Juliette on est complètement captivé. Parce qu’il a commis des actes horribles, mais l’instant d’après il donne à manger à un chien affamé. Il possède un véritable charisme, et j’ai adoré sa personnalité (même s’il s’est conduit comme un psychopathe), le découvrir à travers les conversations qu’il avait avec Juliette. J’ai vraiment hâte de le voir évoluer par la suite, et pour moi c’est un des points forts du roman. L’auteur est vraiment arrivée à créer des personnages qui ne sont pas blancs ou noirs, ils ont tous leurs complexités, leurs failles.
Pour parler un peu de Kenji, lui aussi est un personnage fort du roman, il est vraiment génial, drôle, généreux, tête de mule c’est une présence qui vous fait sourire, vous rassure, vous renforce, il est très cher à tous les habitants du point Oméga et je comprends pourquoi, un de mes personnages préférés !


Et j’ai adoré parce que l’écriture reste géniale, le style de l’auteur est toujours, toujours, toujours aussi émouvant, renversant.
Bien que comme pour le premier tome, je reproche de nouveau un petit manque d’action. Même si ce n’est pas le plus important, elle est assez peu présente au départ, et quand il y en a c’est très bref. Du coup j’ai quand même eu du mal parfois à avancer dans le livre. Mais de nouveau vers le milieu, tous s’accélère, il y  a des décisions à prendre, des batailles à mener, et plus beaucoup de temps pour l’hésitation !

J’ai aussi beaucoup aimé découvrir encore un peu mieux l’univers de l’auteur, ce qui les entoure et que Juliette n’avait jamais eu l’occasion de voir, le Commandant Suprême, l’intrigue, j’espère qu’on en apprendra plus dans le dernier tome parce que pour le moment on est encore un peu dans le flou.

A la fin tout s’enchaîne et j’étais vraiment dedans, le cœur s’accélère,  et dans cette dernière page, je ne sais pas ce qui se passe, ce qui va se passer, mais il y a un changement à grande échelle de Juliette. Elle m’a presque fait un peu peur. A voir si toutes ces résolutions tiendront dans le dernier tome. Mais j’ai hâte, hâte, hâte de le lire celui-là ! Et dire qu’il ne sortira pas avant longtemps -_-
Au final, si au début j’ai eu quelques hésitations, j’ai adoré ce roman, son écriture ! Si parfois Juliette m’a agacée elle reste aussi attachante, Adam aussi, et j’ai adoré Warner et Kenji, et découvrir l’univers de l’auteur.

Une mention aussi pour la couverture qui est sublime, même si elle n’est pas aussi jolie que la première, je l’adore ! (Personnellement je reste obsédée par l’idée qu’il aurait de nouveau fallu lui faire un chignon, j’ai un problème avec la manière dont ses cheveux sont coiffés, mais bon c’est hyper subjectif^^)


Encore merci à Livraddict, et aux éditions Michel Lafon, pour ce partenariat !!!

dimanche 10 février 2013

Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas (Tahereh Mafi)


Ouaw ouawouaw ouaaaaaaaaw !
Couverture Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pasQuand je l'ai vu à ma bibliothèque, un pure hasard, le bibliothécaire était en train de plastifier ses livres dans une petite pièce à part, et j'ai passé la tête parce que je voulais enregistrer mes emprunts.  Et là je l'ai vu, sur une pile de livre, attendant son tour, mon coeur a fait un bond!  

Je comprends pourquoi on en parle autant, ce que les gens en disent, je comprends pourquoi c’est difficile d’en parler, je comprends pour l’écriture, je comprends pour les personnages, je comprends.  Maintenant je comprends. 

Je suis maudite J'ai un don
Je suis un monstre Je suis plus forte qu'un homme
Mon toucher est mortel Mon toucher est pouvoir
Je veux qu'il me touche Il ne doit pas m'approcher
Je suis leur arme Je me vengerai





“Ne me touche pas” je lui murmure. Je mens mais ne lui dis pas. J’aimerai qu’il me touche mais ne lui dirais jamais. Des choses arrivent quand on me touche. Des choses étranges. De mauvaises choses. Des choses mortelles.
Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un accident. Un crime. 264 jours sans parler ni toucher personne. Jusqu’au moment où un gardien vient partager sa cellule... 

Ce livre est merveilleux, je me suis fait complètement emportée, bousculée, chamboulée.  Pourtant c’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup d’actions au début.  Mais l’auteur nous décrit tout d’une manière tellement incroyable…les personnages, leurs émotions, les pensées de Juliette, les lieux,…j’ai presque envie de dire l’action on s’en fout.  On ne remarque même pas qu’il n’y en a pas. 

Commençons par les personnages.  Juliette…Elle est à la fois forte et fragile, comme le dit le résumé, elle a don qui ressemble plus à une malédiction.  Elle a souffert toute sa vie, et elle a beau faire tout ce qu’elle peut pour s’améliorer, ça ne change rien, ni à son don, ni aux jugements ni aux rejets de ceux qui l’entourent.  Mais malgré leurs réactions elle refuse la colère, la haine que ces gens devraient lui inspirer.  Elle veut rester quelqu’un de bien, ne pas être un monstre.  Et elle se déteste d’être ce qu’elle est, et d’avoir fait ce qu’elle a fait.  Et Adam…Depuis toujours il se tient à ses côtés, et même sans lui parler, il l’aide, la protège, la rassure, et lui redonne espoir.   A certain moment je vibrais, je volais sur place.  Leur relation à tous les deux est sublime.  Et Waren, le « méchant » de l’histoire, est vraiment génial aussi.  Malade, cruel, menteur, implacable.  Mais incroyable, ambigu, impossible à cerner.   

Et mon dieu, ça fait longtemps que je n’avais pas lu un livre avec une écriture pareille, et je crois que c’est la première fois avec une auteure américaine, merci pour ce moment Mme Mafi, les mots, les phrases s’entrechoquent dans mon cœur. 

Bien que ce ne soit pas l’élément marquant du roman, Ne me touche pas est une dystopie, mettant en avant l’écologie, une société n’ayant quasiment plus de ressources, un mouvement, le « Rassemblement », qui s’est emparé du pouvoir, et on en a un aperçu dans le roman.  Tous les éléments ne nous sont pas encore expliqués, mais ça ne m’a pas du tout dérangée.

En plus de tout ça, on se retrouve à la fin avec une découverte géniale, et haaa qu’est que j’ai envie de lire la suite !  Parce que c’est vrai qu’il n’y a pas beaucoup d’actions, mais plutôt au début, parce qu’après olala, vraiment ça s’améliore!
Et la couverture est magnifique, comme le roman, tout dans ce livre est magnifique.  C’est vraiment rare qu’une couverture française soit plus belle que l’originale, mais là elle l’est, ça ne fait aucun doute !

Ce roman est un vrai coup de cœur, des personnages…magnifiques, incroyablement attachants, la relation entre Juliette et Adam est sublime, une écriture…il faut lire le roman pour comprendre, je n’ai qu’une envie, avoir le tome deux entre les mains!

lundi 4 février 2013

Never Sky / La Série de l'impossible, tome 1 : Sous le ciel de l'impossible (Veronica Rossi)



Couverture Never Sky / La Série de l'impossible, tome 1 : Sous le ciel de l'impossible Depuis sa sortie, ce roman m’attire.  Déjà pour sa couverture que je trouve super chouette, et en plus je n’arrive pas à me détacher de l’idée que la fille dessus ressemble super fort à Kristen Stewart. Mais les avis étaient plutôt partagés à son sujet, certains aimaient mais d’autre le trouvaient bof.  Je l’avais un peu perdu de vue, puis j’en ai encore entendu parler lors des YA Battles (encore merci aux quatre blogs de les avoir organisées !) où il était nominé et avait même un certain nombre de fans.  Et j’ai décidé que cette situation ne pouvait plus durer !  C’est là qu’en allant à ma bibli il y a deux semaines (bibli de LLN je t’aiiiiime), il était là !  Du coup bien sûr je l’ai tout de suite emprunté. D’ailleurs aujourd’hui j’ai dû me faire violence pour ne pas emprunter Divergente tome 2 et Nighshade tome 2 (je ne comprends toujours pas comment j’ai fait pour ne pas craquer :p).  .^^ Alors qu'en ai-je pensé ? 

Aria, 17 ans, a grandi dans une immense Capsule. Comme tous les Sédentaires, elle passe ses journées dans des mondes virtuels, à l'abri du danger. Mais un jour, accusée d'un crime qu'elle n'a pas commis. Aria est bannie, abandonnée en pleine nature ravagée par les tempêtes d'Éther. Sa seule chance de survie apparaît alors sous les traits de Perry, un chasseur aux cheveux hirsutes et à la peau tatouée.  S'ils peuvent survivre, ils sont le meilleur espoir de l'un l'autre pour trouver des réponses.

 Au début, j’ai vraiment eu du mal, je n’arrivais pas à me plonger dans l’histoire. Pourtant même si ce n’est pas tout à fait nouveau, les idées sont bonnes et, pour un univers qui n’est pas si simple, tout est plutôt bien expliqué.  Mais passé une grosse centaine de page, ça s’est amélioré, et mon intérêt s’est peu à peu réveillé.  Plus le roman avançait, plus j’aimais, et les 100 dernières pages sont vraiment géniales !  La fin est super frustrante^^
J’adore l’évolution d’Aria, à la base, c’était une jeune fille qui a vécu la majorité de sa vie dans un univers virtuel, et elle se transforme en quelqu’un qui se débrouille avec un couteau, sait faire cuire du lapin à la broche, bref des exemples comme ça pour montrer qu’elle s’est tout à fait adaptée à cette vie, elle a trouvé sa place.  J’aime beaucoup sa personnalité, elle est volontaire, courageuse, vive, curieuse.  J’ai également pu enfin découvrir ce fameux Perry (qui vient de Peregrine) nominé au Battle, et bien je dois dire que moi aussi je l’ai bien aimé^^  On voit dès le départ que c’est un fort caractère, il veut remplacer son frère au titre de « Chef de Sang » de leur tribu, mais cela l’obligerait à le tuer.  Du coup il ne tente rien mais la situation devient de plus en plus tendue, jusqu’à ce que Perry décide de quitter la tribu, et c’est peu après qu’il trouvera Aria. 
Une des idées de l’auteur que j’ai préférée, c’est tous ce qui tourne autour de ces fameux marqués, ceux qui bénéficient d’un sens beaucoup plus développé que la normale.  Il y a les Olfifes, les Vigiles et les Audiles, respectivement pour l’odorat, la vue et l’ouïe, et on ne peut généralement n’être qu’un des trois. Perry est un Vigile et un Olfilfe, sa vue et son odorat sont bien meilleur que ceux des autre, ce  qui en fait un être à part.  Espérons que cette dimension prendra plus d’importance par la suite!
J’ai aussi adoré Roar, c’est un ami d’enfance de Perry et il est amoureux de la sœur de celui-ci, Liv.  Sauf que, par tradition, les marqués se marient avec une personne du même sens qu’elles, ors Liv est une Olfife, comme Perry, alors que Roar est un Audile.  Lorsqu’Aria et Perry rencontrent Roar, celui-ci est à la recherche de Liv qui s’est enfuie pour éviter son mariage avec Sable, un autre seigneur de sang Olfife.  Il va aider Aria et Perry à arriver à destination, et alors que Perry est plutôt avare avec les mots, Roar est loquace et joyeux.  Je l’ai vraiment bien aimé et j’espère qu’il sera toujours là dans le prochain tome, et qu’on pourra découvrir Liv. 
La relation entre Perry et Aria évolue à sa manière, vu qu’au début Aria ne voyait en Perry qu’un Sauvage primitif complètement dingue, et lui ne s’intéressait à Aria que parce qu’elle pouvait l’aider à retrouver son neveu, Talon.  Petit à petit, les aprioris d’Aria vont s’effacer, Perry va arrêter de la considérer comme un simple « outil », et ils vont se faire de plus en plus confiance, et se rapprocher. 
J’aime beaucoup la manière dont l’auteur a mélangé un monde moderne, avec une réalité virtuelle, des capsules,... Et un monde style Moyen-Age, où l’on se bat encore avec un arc et un poignard, et où l’on cherche tout seul sa nourriture en dormant à la belle étoile. 
Bref, malgré un début laborieux, ce roman a fini par me plaire et j’ai beaucoup aimé les personnages, leur monde, et la relation Perry/Aria, bref je serai là pour le tome 2!:)